La propagation du virus de la grippe porcine
et les Mystères de notre Église
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Chers frères et sœurs en Christ,

Les conséquences de la grippe porcine « H1N1 » continuent à être discutées. J’ai reçu l’encyclique ci-dessous par l’Archevêque Nicholas de Grèce qui a écrit ses conseils à ses fidèles, et je vous la présente à vous, tous les orthodoxes du Canada. L’auteur est le Métropolite Nicholas de Mesogaea et Lavraeotica. Son affirmation est très claire, et je la soutiens en vous encourageant à lire son message.

Vôtre en Christ,
† Séraphim
Archevêque d’Ottawa, et du Canada


«La propagation du virus de la grippe porcine et les Mystères de notre Église»

À tout le peuple pieux de notre Sainte Métropole
Chers frères et sœurs,

Récemment, suite à l’éclosion de la pandémie de la grippe porcine, la question d’une possible transmission de la maladie par la Sainte Communion a été inutilement évoquée. Malheureusement, avec un vocabulaire choquant, une attitude et des raisonnements sarcastiques tout à fait malveillants, une autre tentative a été faite pour porter atteinte à notre foi à un moment où nous n’avons rien d’autre à quoi nous raccrocher. Je crois donc devoir saisir cette occasion pour énoncer certaines vérités qu’il nous faut savoir afin de préserver en nous ce trésor sans prix qu’est la foi.

Depuis deux mille ans, notre Église dispense la grâce de ses Mystères à travers ce moyen familier, profondément humain et tout à la fois béni pour le « salut et la santé de l’âme et du corps ». Elle n’a jamais eu besoin de spéculer avec la logique contemporaine teintée de doutes irrévérencieux mais elle a vécu au jour le jour avec l’expérience de l’affirmation d’un miracle suprême. Comment serait-il possible que la communion avec Dieu soit cause de la plus infime maladie? Comment serait-il possible que le Corps et le Sang du Christ, de notre Seigneur et notre Dieu, contaminent notre corps et notre sang? Comment une expérience qui s’est renouvelée quotidiennement pendant deux mille ans peut-elle être niée par le rationalisme et la futilité hostile de notre époque?

Des croyants, tant malades qu’en santé, ont reçu la Sainte Communion pendant des siècles, distribuée par la même cuillère sacrée, qui n’est jamais ni lavée ni désinfectée, et on n’a jamais observé aucun problème. Les prêtres qui vont dans les hôpitaux et même dans des hôpitaux où l’on traite des patients atteints de maladies contagieuses, donnent tous la Sainte Communion aux fidèles et consomment ce qui reste dans le calice avec dévotion, et tous jouissent d’une longue vie. La Sainte Communion est ce que nous, en tant qu’Église, considérons comme le plus sacré; c’est le remède suprême pour l’âme et le corps. C’est également là l’enseignement et l’expérience de notre Église.

Tous ceux qui doutent du miracle de la Résurrection de notre Seigneur, tous ceux qui considèrent avec mépris Sa naissance d’une Vierge, tous ceux qui nient le parfum qui émane des saintes reliques et qui traitent par la dérision tout ce qui est saint et sacré, tous ceux qui conspirent contre notre Église, tous ceux qui cherchent à éradiquer la foi dans nos âmes, s’efforceront naturellement d’exploiter cette occasion de porter atteinte au mystère infiniment sacré de la Divine Eucharistie.

Si c’est vrai, que fait que les Anglicans et les Catholiques ont décidé par mesure de précaution, de cesser de distribuer la sainte communion en Angleterre et en Nouvelle-Zélande respectivement, ce n’est pas par prudence et liberté, comme certains l’affirment, mais souligne en fait, de manière la plus réelle qui soit l’immense fossé qui existe entre notre Église, qui est eucharistique dans sa théologie et sa vie et qui vit, croit et prêche ce Mystère/Sacrement, et les autres groupes chrétiens, qui confessent indirectement l’absence de la Grâce et de la présence de Dieu dans leurs prétendus sacrements ainsi que la perte de leur identité ecclésiale. La vie sans le Mystère ressemble à une maladie grave pour laquelle il n’y a pas de remède.

Malheureusement, le principal problème n’est pas le virus de la grippe, comme les médias ne cessent de nous le répéter, ni la panique suscitée partout dans le monde par le virus, panique propagée par le monde médical; c’est bien plutôt le virus de l’irrévérence et le microbe de l’incroyance. Et le meilleur des vaccins est notre participation fréquente au mystère de la Sainte Communion « avec une conscience pure » et «irréprochable ». Notre réponse à cette provocation profanatrice de notre époque est notre mode de vie même.

Il serait souhaitable que nos pères spirituels exhortent les fidèles (avec tout le discernement nécessaire, et à condition qu’il n’existe pas d’obstacle spirituel) à recevoir la Sainte Communion plus fréquemment pendant ces temps difficiles, alors que ceux d’entre nous qui ont déjà la bénédiction de nos pères spirituels devraient également s’approcher plus souvent de la Coupe du Salut, mais toujours avec « crainte de Dieu, une foi profonde et un amour sincère ».

Courte biographie du Métropolite Nikolaos Hazinikolaou:
Né à Thessalonique, en 1954.
Diplômé du Département de Physique de l’Université de Thessalonique en Grèce.
Maîtrise en Astrophysique de l’Université de Harvard (ÉUA).
Maîtrise en Génie mécanique du MIT à Boston (ÉUA).
Maîtrise en Études théologiques de l’École de Théologie grecque orthodoxe de la Sainte Croix à Boston (ÉUA).
Maîtrise en Théologie de l’École de Théologie grecque orthodoxe de la Sainte Croix à Boston (ÉUA).
1986. Doctorat de l’Université de Harvard. Spécialisé en Génie biomédical (Biodynamique des fluides).
2003. Doctorat de l’Université Aristote de Thessalonique, École de Théologie (Spécialisé en Bioéthique).
2008. Doctorat Honoris Causa de l’Université d’Athènes, École de Théologie (Science et Religion).
A travaillé comme chercheur pour plusieurs hôpitaux de Boston et comme consultant en technologie médicale spatiale pour Arthur D. Little et la NASA.
Est allé en janvier 1988 au Mont Athos, et depuis mai 1990 à avril 2004 a servi comme hiéromoine au Métochion athonite de l’Ascension à Athènes.
Enseigne le cours « Physiopathologie hémodynamique des maladies vasculaires » à la Faculté de Médecine de Crète.
Depuis 1992 Directeur du Centre hellénique d’Éthique biomédicale.
Aussi, Président du Comité de Bioéthique de l’Église de Grèce et membre du Comité national de Bioéthique.
A été élu et ordonné Métropolite de Mesogaea et Lavraeotica le 30 avril 2004.